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2. Agaric des jachères (Boule de neige, Rosé)(***)

Description :
C’est le chapeau blanc, d’abord globuleux qui a valu à cet agaric le surnom de Boule de neige ; il s’étale ensuite, devenant même imposant (jusqu’à 20 cm de diamètre) ; au froissement, des tâches jaunes apparaissent, tout comme sur le pied, robuste, qui s’enfonce profondément dans le sol ; il porte un large anneau double dont la partie inférieure frangée a un aspect de « roue dentée ».
Les lames, lontemps blanches ou grisâtres, rosissent progressivement, avant de devenir brun-pourpre à la fin.

La chair, épaisse et ferme, blanche, jaunit d’abord puis roussit ; elle exhale un parfum anisé assez net.

Habitat :
Il croît au printemps, mais surtout à l’automne, dans les prés, les pâturages et les bruyères.

Intérêt :
Pour beaucoup, c’est le meilleur des agarics, d’autant plus intéressant que sa taille est appréciable.

Confusions :
On évitera, dans les près et les taillis, l’Agaric jaunissant ([Agaricus xanthoderma](spip.php?article72 « Agaricus xanthoderma »)) à odeur désagréable, se tachant très nettement de jaune de chrome.

Termels :
Octobre 2006 : quelques Agaric des jachères ont été ramassé à l’entrée des Termels sous les pins. La photo du logo est prise à l’entrée de la forêt, peut être s’agit-il d’un Agaric des bois ([Agaricus silvicola](spip.php?article71#diapo « Agaricus silvicola »)).
Egalement présent sur la troisième terrasse, notamment aux abords et sous les pruneliers.

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Amanite rougissante (Amanite rougeâtre, Golmotte, Oronge vineuse)(**)

Description :
L’Amanite rougissante doit son nom au changement de couleur de sa chair qui prend une teinte vineuse sous la cuticule mais surtout dans le bulbe et au niveau des piqûres d’insectes, donc au contact de l’air ; elle offre une saveur douce puis légèrement amère, et n’exhale aucun parfum net.

D’abord subglobuleux puis hémisphérique, le chapeau de cette Amanite mesure de 8 à 15 cm de diamètre une fois étalé ; la cuticule, généralement brun clair, peut passer au brun ochracé, voire au gris-brun, avec souvent des nuances rouge vineux devenant plus importantes dans la vieillesse ; de petites plaques écailleuses, grisâtres, brunâtres ou encore jaunâtre, également ponctuées d’une teinte vineuse, déterminent des cercles concentriques sur toute la surface; la marge est lisse, régulière et mince.
Les lames, serrées, inégales, libres sur le pied, sont blanches maculées de rouge dans les endroits lésés.

Le pied, robuste mais élancé, peut atteindre 15 cm de haut sur 3,5 cm de large ; il s’atténue sous les lames et sa base s’enfle d’un bulbe non marginé en forme de navet plus ou moins radicant ; ce pied, blachâtre dans le haut, virant au rouge vineux au niveau du bulbe, porte un anneau blanc, membraneux, ample et pendant, qui montre des stries sur la face supérieure et qui persite pendant toute la vie du champignon.

Habitat :
L’Amanite rougissante vit indifféremment sous feuillus et conifères, sur n’importe quel type de sol. On la trouve dès le printemps, jusqu’aux premières gelées hivernales.

Intérêt :
Cette amanite est un comestible recherché, mais il faut émettre quelques restrictions quant à sa consommation. En effet, elle contient une substance hémolytique – qui détruit les globules rouges du sang – et pour cette raison elle ne doit pas être consommée crue.
En revanche, cette substance détruite au-dessus de 60° rend la consommantion possible après cuisson. Il n’en reste pas moins que certaines personnes la digèrent mal.

Confusions :
L’Amanite rougissante est très proche de l'[Amanite épaisse](spip.php?article234 « Amanite épaisse ») (Amanita spissa) également comestible, elle même voisine de l'[Amanite panthère](spip.php?article67 « Amanite panthère ») (Amanita pantherina), vénéneuse.

Cette dernière offre de petites écailles régulières, ressemblant à des gouttes de lait ; sa marge est striée dès la jeunesse et son pied s’épaissit à la base d’un bulbe marginé, surmont de bourrelets hélicoïdaux. De plus, on n’observe aucun rougissement, pas plus que chez l’Amanite épaisse.

Termel :
Octobre 2006 : quelques Golmottes ont été trouvé dans le début de la forêt et sur la troisième terrasse. Je vais les goûter ce midi, j’espère pouvoir écrir d’autres articles.

Juin et juillet 2007 : quelques spécimens de Golmotte (ici un du 5 et un du 14 juillet) ont poussé sur la troisième terrasse notament, plutôt vers le fond, en relation avec les chênes.
Les statures des différents champignons étaient assez variables, la teinte rosée caractéristique, le pied bulbeux, ainsi que l’aspect de la cuticule sont des éléments à prendre impérativement en compte dans la détermination.

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3. Amanite panthère (Panthère, Fausse Golmotte)(Toxique)

Description :
L’Amanite panthère présente un chapeau (6 à 10 cm) d’abord hémisphérique, puis convexe, enfin étalé ; la marge est précocement striée et la cuticule humide, luisante, brun-bistre à brun ochracé, est parsemée de petites verrues blanches, farineuses, disposées en cercles concentriques.
Les lames sont libres, inégales, assez serrées, blanches.

Le pied, haut et élancé, cylindrique, s’élargit à la base du bulbe arrondi à rebord bien net, surmonté de 2 ou 3 bourrelets hélicoïdaux ; il porte un anneau blanc, inséré à mi-hauteur, membraneux, pendant, non strié, et fugace.

La chair est d’un blanc immuable et exhale une faible odeur de radis sur le frais.

Habitat :
L’Amanite panthère vit sous feuillus aussi bien que sous conifères, en été et en automne.

Intérêt :
Cette amanite est très dangeureuse. Elle provoque des intoxications violentes. Cependant, elle est rarement mortelle.

Confusions :
Une variété montagnarde, la variété abietem est plus robuste que le type, avec des écailles grisâtres et la marge striée.

Termels :
Octobre 2006, de très nombreuse amanites panthères aux Termelleries cette année, notamment dans la forêt et sous les chênes de la troisième terrasse.
Attention, confusion possible avec l'[Amanite rougissante (**)](spip.php?article68 « Amanite rougissante (**) ») qui lui ressemble beaucoup dans sa forme jeune, mais qui présente néanmoins toujours quelques pointes rosées.

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Polypore aplani (Ganoderme aplani)

Description :
Le Ganoderme aplani fixe ses chapeaux en forme de console sur le tronc des arbres ; ils atteignent souvent de grandes dimensions (10 à 60 cm) ; bosselée, sillonnée selon des zones concentriques, la surface est revêtue d’une croûte dure, blanchâtre, puis brunissante ;
la marge, d’un blanc pur chez le jeune, devient jaunâtre puis brune. Les tubes forment des couches statifiées d’année en année ; les pores, très petits, blancs au début, brunissent aussi avec l’âge et au toucher ; phénomène curieux, les spores qu’ils libèrent vont se déposer sur la face supérieur du champignon, d’où le brunissement.
La chair, ligneuse, dure, brun rougeâtre, se macule de blanc dans la vieillesse.

Habitat :
C’est un parasite de nombreux feuillus ( hêtres, frênes, chênes…) chez lesquels il provoque une pourriture blanche très active.
On le rencontre toute l’année sur les arbres affaiblis, ou mort, sur les troncs abattus, les souches.

Intérêt :
Sa chair à consistance de liège n’est pas consommable.

Termels :
Octobre 2006
Enorme champignon parasite se nichant au creux d’un bosquet de chêne à l’entrée de la forêt (en regard de la piscine). (4 photos)
Gros exemplaire en hauteur tout pourri sur le chêne du chemin Congo menant à la Cabane des Iwoks. (2 photos)
Petites consoles noires sur le gros chêne de gauche de la Place de l’Etoile qui sont résistantes à la destruction (reformation : 2 générations). (8 photos sur plusieurs mois)

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Fistuline hépatique (langue de boeuf) (**)

Description :
Jeune, la Fistuline se présente comme un tubercule arrondi. En grandissant, elle développe un chapeau ayant l’aspect d’une langue, sa forme, son aspect gélatineux, sa couleur rouge et sa cuticule couverte de petites papilles, sont en effet évocateurs.
La face inférieure est tapissée de tubes étroits, cylindriques, simplement accolés, mais non soudés entre eux (ce dernier point distingue la fistuline des polypores) ; jaunâtre dans la jeunesse, ils se teintent de rouge dans l’âge tout comme les pores, petits et ronds, auquels ils aboutissent.
Le pied, latéral, brun-rouge est également recouvert de papilles.
La chair, de consistance tendre mais spongieuse, se teinte de rouge carné et libère un suc aboudant, également rougeâtre.

Habitat :
La langue de boeuf parasite les blessures de chêne et de châtaigniers, provoquant une pourriture brune.

Intérêt :
Excellent comestible à l’état jeune, la langue de boeuf offre une chair relativement tendre, à saveur salée, un peu acidulée. On peut la consommer crue.

Termels :
Octobre 2006
Fistuline observée à trente mètres dans la forêt sur le côté gauche. Sans doute sur une blessures infligée par Monsieur Souriau à un malheureux chêne.
Une autre trilobée se trouvaient cette fois vers l’entrée et la droite du bois.