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Animaux Batraciens

Grenouille verte (Rana esculenta)

Généralités :
La Grenouille verte est un amphibien (anciennement batracien) d’Europe.

D’abord nommée Rana esculenta par Carl von Linné en 1758, cette espèce a récemment été renommée Pelophylax kl. esculentus.

Description :
Corps trapu, museau fortement arrondi, pupille horizontale, deux lignes de glandes bien marquées sur le dos. Le mâle possède deux sacs vocaux externes. Les palmures ne dépassent pas la moitié des orteils.

– Taille : 4 à 12 cm
– Couleur : En général, le dessus du corps est de couleur vert vif à brun.
Le dessous est jaune chez le mâle.

– Répartition : partout en Europe jusqu’au cap Nord et même en Asie, sauf sud de l’Espagne du Sud, Italie et Balkans.
– Habitat : Les plans d’eau, les marais, les étangs et les cours d’eau lents, mais aussi dans les forêts et les prairies humides.
– Nourriture : arthropodes, insectes, petits crustacés, larves d’amphibiens, vers.
– Hibernation : durant les 4 mois d’hiver, elle s’envase dans le fond du ruisseau ou de la rivière et y restera immobile ayant réduit au minimum ses besoins vitaux.

– Sexualité : L’accouplement et la ponte se déroulent sur une période de 15 jours entre février et avril, selon l’avancement de la végétation et l’altitude.
– Ponte : la femelle pond de 1 500 à 4 000 œufs.
– Têtards : Les têtards naissent au bout de 2 à 3 semaines, en fonction de la température ambiante, et leur développement dure de deux à trois mois jusqu’à leur métamorphose. La maturité sexuelle est à 3 ans. La grenouille verte peut vivre de 6 à 10 ans.
– Particularité : C’est l’espèce préférée des gastronomes amateurs de cuisses de grenouilles.
– Hybridation : Il s’agit en fait d’une espèce hybride (Rana esculenta klepton) issue de plusieurs espèces européennes, essentiellement Rana lessonae (grenouille de Lessona) et R. ridibunda (grenouille rieuse). L’hybride est rarement fertile, il recherche pour la reproduction le plus souvent un partenaire de l’espèce R. lessonae (phénomène d’hybridogenèse).

Termels :

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Animaux Oiseaux

Rouge-gorge

Généralités :
Le Rouge-gorge familier (à ne pas confondre avec le Rouge-gorge américain, aussi appelé Merle d’Amérique) est un oiseau passeriforme. Classiquement placé dans l’ancienne famille des Turdidae, il figure actuellement, avec les autres représentants de celle-ci, dans celle des Muscicapidae.

Caractéristiques générales :
– Nom scientifique : Erithacus rubecula
– Famille : Muscicapidae
– Taille : 14 cm
– Masse : 16 à 22 grammes
– Âge maximal : 18 ans

Aspect :
Le mâle et la femelle sont presque identiques, avec une couronne, des ailes, le dessus et la queue de couleur brune, une bande grise sur les côtés de la gorge, un ventre blanc et la fameuse « gorge rouge », plus précisément de couleur orange foncé. L’identification des jeunes peut se révéler difficile, car il leur manque la tache rouge et ils présentent un plumage brun tacheté ressemblant fortement à celui du jeune d’un membre de la même famille, le Rossignol philomèle. Le Rouge-gorge est légèrement plus petit qu’un moineau, il est rondelet et haut sur pattes, ses yeux noirs sont également caractéristiques.

Comportement :
Sa nature peu farouche et son plumage attractif l’ont rendu populaire chez des générations de jardiniers ; en réalité le rouge-gorge fait partie d’une espèce d’oiseau très agressive, et certains mâles se battent parfois à mort pour défendre leur territoire. Présent dans presque chaque jardin, c’est l’un des oiseaux les moins sauvages, cherchant sa nourriture à proximité des humains en train de jardiner. Il ira jusqu’à venir se nourrir de proies vivantes, comme des vers de terre ou des vers de farine, présentés à la main. Si l’hiver est rude, il deviendra encore plus familier, car le manque de nourriture provoqué par la neige et la glace le rend très vulnérable.

Le rouge-gorge défend un territoire à longueur d’année, sauf durant la mue ou si l’hiver est très froid. En hiver, les femelles occupent et défendent aussi un territoire. Celui-ci leur est nécessaire non seulement pour nicher mais aussi pour garantir une source suffisante de nourriture. Un rouge-gorge sans territoire meurt au bout de quelques semaines. C’est pourquoi cet espace est défendu avec une telle énergie. En général, il suffit que le propriétaire exhibe son plastron rouge pour que l’intrus recule mais il peut arriver que la lutte s’engage et les combats s’achèvent parfois par la mort de l’un des adversaires.

À l’opposé de nombreux autres oiseaux, le rouge-gorge vit en solitaire pendant l’automne et l’hiver, mâle et femelle restant sur leur territoire hivernal respectif avec comme résultat qu’ils continuent à chanter même l’hiver.

Le rouge-gorge semble bien voir dans l’obscurité, car il est encore actif le soir quand il n’y a plus de lumière.

C’est surtout en hiver que le rouge-gorge vient dans les jardins des villes et des villages. À la belle saison, il habite les bois et les forêts ou le bocage dans les haies, les boqueteaux et sous-bois denses. Dans certaines régions, les rouges-gorges restent toute l’année près de l’homme. Ce petit oiseau passe la nuit sur un buisson touffu, un lierre, parfois dans un nichoir.

Reproduction :
– Période de nidification : avril à août
– Nombre de couvaisons : 1-2
– Nombre d’œufs : 4 à 7 œufs blancs, mouchetés de brun-roux
– Incubation : 13 à 14 jours (femelle)
– Nidification : Les rouges-gorges s’accouplent dès décembre. En général, la femelle rejoint le mâle sur son territoire. L’accouplement et la nidification sont plus précoces si l’oiseau est bien nourri. Lorsque la femelle pond une nouvelle couvée, le mâle se charge de nourrir la précédente.
– Nid : Le rouge-gorge fait son nid dans les trous d’arbre et de mur, également dans les jardins et dans les haies, parmi les plantes grimpantes, sur les étagères des dépendances, souvent à proximité d’une touffe herbeuse ou d’un arbuste. Il utilise parfois des boîtes à lettres ou des boîtes de conserve usagées. Il construit un nid hémisphérique bâti à base de mousse, d’herbe et de feuilles sèches, garni de duvet, de plume et de crins.
– Type de nichoir : Nichoir à grande ouverture
Nichoir ouvert ou semi-ouvert. Plancher intérieur : min. 100 x 100 mm. Vieux récipients en étain, cruches ou autres d’une contenance minimale de 25 cL, situés à l’ombre et perforés pour permettre à l’eau de s’écouler. Attachez le nichoir sur un arbre, à une hauteur d’environ 1,5 mètre. Garnissez d’une petite couronne de paille tressée.
– Envol : 2-3 semaines

Migrateurs partiels, quelques rouges-gorges passent l’hiver en Europe.

Le rouge-gorge chante toute l’année sauf en été. En hiver, les deux sexes défendent chacun un territoire en chantant. Son chant mélodieux et allongé lui sert à défendre ses territoires de printemps et d’hiver.

Le rouge-gorge se nourrit dans les campagnes ouvertes et dans les sous-bois. Son régime alimentaire est composé surtout des invertébrés vivant par terre (insectes, notamment des coléoptères, escargots, vers, araignées). De l’automne au début du printemps, il consomme aussi beaucoup de baies et autres petits fruits. Sa technique de chasse est bien adaptée au mélange de végétation épaisse et d’espaces libres que l’on trouve dans les jardins et les sous-bois. Perché à faible hauteur, l’oiseau observe les environs, descend, saisit sa proie et se perche à nouveau. Ou bien il sautille, s’arrêtant ici et là pour chercher une victime. En forêt, le rouge-gorge profite des insectes dérangés par les faisans, cerfs et sangliers. C’est peut-être pour cela qu’il est si familier et qu’il suit de façon très intéressée la bêche du jardinier. On a vu aussi des rouges-gorges suivre des taupes creusant leurs galeries et attraper des vers.

Adepte des mangeoires, où il se régale tout particulièrement des vers de farine, le rouge-gorge se nourrit également de petites graines, de noix, d’avoine, le pudding pour oiseaux, etc. Le rouge-gorge adore le beurre et la margarine. Il accepte les miettes de pain, la graisse, les débris de viande et de pomme de terre. Certains rouges-gorges mangent les cacahuètes placées dans un filet. Asocial, il ne partage les mangeoires avec les autres rouges-gorges qu’en période de disette.

Les rouges-gorges recherchent leur nourriture surtout au sol ; c’est pourquoi il convient de leur procurer des aliments (raisins secs, baies séchées, flocons d’avoine trempés dans l’huile, insectes) au niveau du sol, à l’abri de la pluie.

Termels :
Février 2008
En promenade avec Frieda, nous avons surpris ce petit rouge-gorge qui nous épiait de loin en contrebas de la troisième terrasse.

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Merle

Généralités :
Le merle noir ou simplement merle (Turdus merula) est un membre européen de la famille des muscicapidés.

Il est très commun dans les bois et les jardins de toute l’Europe et d’une grande partie de l’Asie, en dessous du cercle polaire arctique. Les populations sont généralement sédentaires, mis à part les oiseaux vivant au nord, qui migrent vers le sud en hiver. En France, les effectifs de merles sont estimés à plusieurs dizaines de millions de couples.

Les merles noirs sont omnivores, se nourrissant d’insectes, de vers et de baies. Ils nidifient dans les buissons ou les arbustes. La femelle pond plusieurs œufs bleu-vert-gris (habituellement 4), avec des marques brunes ou rouges, dans un joli nid en forme de coupelle. Les merles adultes pèsent en moyenne de 85 à 115 g et mesurent 25 cm.

Les merles ne vivent pas en groupe, bien que plusieurs oiseaux puissent plus ou moins cohabiter dans un habitat convenable en dehors de la période de reproduction. Par contre, durant cette période, les merles ne supportent aucun congénère sur leur territoire (qui varie de 0,2 à 0,5 ha en forêt, et de 0,1 à 0,3 ha en ville), en dehors de leur partenaire.

Les mâles adultes sont complètement noirs, mis à part un bec jaune ainsi qu’un cercle jaune autour des yeux. La femelle a un plumage brun, dont les tons varient d’un individu à l’autre, et ne possède pas le bec et l’anneau orbital jaune brillant du mâle. Quant aux juvéniles, ils possèdent un plumage brun moucheté de blanc qui dure jusqu’à leur première mue, entre août et octobre. Le bec des jeunes mâles n’atteint sa couleur jaune qu’après une année complète.

Dès la fin de l’hiver, et jusqu’au début de l’été, le merle mâle siffle des chants variés et mélodieux depuis le haut des arbres, le toit des maisons ou tout autre perchoir dominant les environs. Le merle peut chanter à toute heure de la journée mais le lever et le coucher du soleil sont les moments où les chants retentissent de manière plus intense. Le chant du merle noir est considéré comme l’un des plus beaux chants d’oiseaux d’Europe. La richesse du répertoire, les variations mélodiques et ses capacités d’improvisation distinguent le merle de la plupart des autres oiseaux.

L’espérance de vie d’un merle se situe habituellement autour de 3 ou 4 ans. Certains individus ont cependant atteint des records de longévité d’une quinzaine d’années. Le merle possède de nombreux prédateurs, en particulier l’épervier d’Europe. Certains autres oiseaux, comme les pies et les corneilles, mais aussi d’autres animaux, comme les fouines, les hermines et les chats, ont l’habitude de piller les nids de merles, ce qui peut limiter leur population. Dans le sud de la France, le merle paie aussi son tribut à la chasse à la grive, car de manière officielle, aucune distinction n’est faite entre merles et grives.

Le merle noir a été introduit dans de nombreuses parties du monde en dehors de son aire originelle. Par exemple, en Australie et en Nouvelle-Zélande, se trouvent des descendants de merles importés de Grande-Bretagne.

Les variétés blanc et albinos sont considérées comme domestiques.

Termels :
Juillet 2007
Ce nid de merle se trouvait dans les Yukas près de l’ancien bourier à hauteur d’homme, idéal pour une observation. Les photos sont étalés sur une période de 15 jours.

 

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Grive draine

Généralités :
Comme la grive musicienne, la grive draine (Turdus viscivorus) est une migratrice partielle. Elle est présente dans toute l’Europe occidentale (à l’exception des régions les plus méridionales) toute l’année.
Très craintive, elle fréquente les bois, les parcs ou toute formation arborée. L’hiver, associée à d’autres espèces de grive, on peut néanmoins l’apercevoir dans les prairies.

Cet oiseau de grande taille mesure près de 27 cm.

La grive draine construit son nid dès la fin mars et parfois un second au mois de juin. C’est la femelle qui prend en charge la construction de ce nid, le mâle apportant les matériaux de construction. La femelle pond de 4 à 5 œufs qu’elle couve durant deux semaines.

La grive draine est également parfois nommée grive viscivore, en référence au fait qu’elle se nourrit de baies du gui d’Europe (Viscum album), contribuant ainsi à sa dissémination.

Termels :
Février 2007
Cette Grive draine se trouvait morte dans la forêt vers la cabane. Sa taille, ainsi que la beauté du plumage de son poitraille m’ont impressionné.

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Mésange bleue

Généralités :
La Mésange bleue (Cyanistes caeruleus) est un passereau de la famille des paridés.

Plus petite que la Mésange charbonnière (11,5 cm pour un poids de 9 à 12 g), elle se caractérise par sa calotte, son dos, ses ailes et le dessus de sa queue bleus, ses joues et son front blancs, un bandeau noir sur les yeux sa poitrine et son ventre jaunes, ce dernier est parfois marqué d’une très fine ligne noire.

Les sexes sont presque indiscernables dans la nature, la femelle étant seulement un peu plus terne que le mâle.

Dans toute l’Europe à l’exception du nord de la Scandinavie. Elle est sédentaire et occupe presque tous les habitats : bois de feuillus, haies, parcs, jardins… Elle vit jusqu’à 1200 mètres en montagne.

Commune, toujours très active et familière. C’est une visiteuse habituelle des mangeoires en hiver.

On dit que la mésange zinzinule ou zinzibule, son cri devient strident à l’approche d’un danger, elle avertit ainsi ses proches ou cherche à intimider ses adversaires.

Elle se nourrit essentiellement d’insectes et de larves en été, de graines, de baies ou de bourgeons le reste de l’année.

Deux couvées de 6 à 12 œufs par an (avril-mai puis juin-juillet). Ces œufs sont blancs tachés de roux. Le nid est construit dans une cavité à orifice étroit : trou d’arbre ou dans un mur, nichoir ou boîte à lettres. Les œufs sont couvés par la femelle de 12 à 14 jours. Les oisillons séjournent 18 jours au nid et s’émancipent environ 4 semaines après.

Termels :
Avril 2007
Ce joli petit nid se trouvait dans les lauriers palme à l’entrée à gauche, juste à hauteur d’homme pour une parfaite observation. (5 photos)
Juin 2007
Une petite mésange bleue se trouvait seule perdue dans le parterre en cours de réalisation à l’entrée et à gauche. (3 photos)