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Armillaire couleur de miel (Grande souchette, Tête de méduse, Agaric de miel) (*)

Description :
Le chapeau mamelonné de l’Armillaire couleur de miel mesure de 5 à 13 cm de diamètre. D’abord sphérique et fermé par un voile blanc, il s’étale ensuite en grandissant. Malgré son nom, le chapeau squamuleux-moucheté (surtout au centre) de cette espèce peut prendre bien d’autres couleurs que celle du miel : il peut être brun, ocre-jaune ou jaune moutarde, et présenter des tonalités olive ; il est toujours légèrement plus foncé au centre.

La marge est lisse, enroulée et fibrilleuse.

Les lames un peu arquées, uncinées, légèrement décurrentes sont de couleur blanche à blanc crème devenant progressivement plus foncées jusqu’à brun-rouille.

Le pied, fasciculé est long (10 à 20 cm), fibreux et sinué, parfois bulbeux à la base. Il est strié blanc au-dessus de l’anneau, lisse et moucheté de couleur blanchâtre à miel, plutôt ochracé au sommet en dessous.
L’anneau, pelucheux ou membraneux est blanc et soyeux sur la face supérieure, jaune citron sur la face inférieure.
La chair est blanche, devenant coriace dans le pied, elle peut rosir ou roussir.
L’odeur prononcée est peu agréable (savon), franchement désagréable à la fin, pestilentielle lorsque les champignons sont nombreux et en état de putréfaction. La saveur est un peu amère.

Attention ! Il s’agit d’une espèce extrèmement polymorphe, en taille, en forme et en couleur.

Habitat :
On trouve ce champignon très commun à partir du milieu de l’été et ce jusqu’au milieu de l’hiver, en touffes parfois énormes sur souches, troncs et branches mortes (parfois aussi vivants) de feuillus (souvent chênes) comme de conifères.
On le rencontre également sur les bois enfouis des fossés ou les racines d’arbres abattus même après plusieurs années.

Intérêt :
L’Armillaire couleur de miel est aux arbres ce que l'[Amanite phalloïde](spip.php?article63 « Amanite phalloïde ») est à l’homme.

Champignon parasite, son mycélium s’insinue sous l’écorce sous la forme de cordonnets noirs appelés rhizomorphes, qui s’étendent ensuite dans le sol aux arbres avoisinants. Des forêts entières peuvent être décimées par cette armillaire, elle donne à l’arbre une maladie connue sous le nom de pourridié.

Certaines personnes consomment l’Armillaire couleur de miel bien que celle-ci occasionne souvent des intoxications digestives sans gravité. Il faut la récolter très jeune et la consommer sans attendre pour éviter le développement de bactéries. En tout état de cause, il vaut mieux s’abstenir de manger cette espèce médiocre.

Confusions :
Les débutants pourront confondre l’armillaire couleur de miel avec d’autres champignons lignicoles poussant en touffes, notamment pholiotes ou hypholomes (attention à ces derniers), mais les seules espèces proches sont d’autres armillaires.

Il existe même une espèce très proche : l'[Armillaire sans anneau](spip.php?article241 « Armillaire sans anneau ») (Armillaria tabescens).
D’autres confusions restent possible avec l’Armillaire bulbeuse (A. gallica, bulbosa, lutea), l’Armillaire à pied clavé (A. cepistipes) et l’Armillaire d’Ostoya (A. ostoyae) mais aussi avec Armillaria borealis qui se montre toutefois plus tôt dans la saison.

Termels :
Novembre 2007
Une première touffe à peu près fraîche se trouvaient dans un fossé en bas de la grande descente côté champs (il ne s’agit donc pas vraiment de champis des Termels) (6 photos)
En revanche un chêne du fond de la forêt était une semaine plus tard envahie au pied par une colonie d’Armillaire couleur de miel, je ne donne donc pas cher de sa peau… (8 photos)

Par simon

Simon Citron, le Roi des Champignons
Chirurgien Dentiste Implantologiste

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