Polypore aplani (Ganoderme aplani)

Description :
Le Ganoderme aplani fixe ses chapeaux en forme de console sur le tronc des arbres ; ils atteignent souvent de grandes dimensions (10 à 60 cm) ; bosselée, sillonnée selon des zones concentriques, la surface est revêtue d’une croûte dure, blanchâtre, puis brunissante ;
la marge, d’un blanc pur chez le jeune, devient jaunâtre puis brune. Les tubes forment des couches statifiées d’année en année ; les pores, très petits, blancs au début, brunissent aussi avec l’âge et au toucher ; phénomène curieux, les spores qu’ils libèrent vont se déposer sur la face supérieur du champignon, d’où le brunissement.
La chair, ligneuse, dure, brun rougeâtre, se macule de blanc dans la vieillesse.

Habitat :
C’est un parasite de nombreux feuillus ( hêtres, frênes, chênes…) chez lesquels il provoque une pourriture blanche très active.
On le rencontre toute l’année sur les arbres affaiblis, ou mort, sur les troncs abattus, les souches.

Intérêt :
Sa chair à consistance de liège n’est pas consommable.

Termels :
Octobre 2006
Enorme champignon parasite se nichant au creux d’un bosquet de chêne à l’entrée de la forêt (en regard de la piscine). (4 photos)
Gros exemplaire en hauteur tout pourri sur le chêne du chemin Congo menant à la Cabane des Iwoks. (2 photos)
Petites consoles noires sur le gros chêne de gauche de la Place de l’Etoile qui sont résistantes à la destruction (reformation : 2 générations). (8 photos sur plusieurs mois)

Fistuline hépatique (langue de boeuf) (**)

Description :
Jeune, la Fistuline se présente comme un tubercule arrondi. En grandissant, elle développe un chapeau ayant l’aspect d’une langue, sa forme, son aspect gélatineux, sa couleur rouge et sa cuticule couverte de petites papilles, sont en effet évocateurs.
La face inférieure est tapissée de tubes étroits, cylindriques, simplement accolés, mais non soudés entre eux (ce dernier point distingue la fistuline des polypores) ; jaunâtre dans la jeunesse, ils se teintent de rouge dans l’âge tout comme les pores, petits et ronds, auquels ils aboutissent.
Le pied, latéral, brun-rouge est également recouvert de papilles.
La chair, de consistance tendre mais spongieuse, se teinte de rouge carné et libère un suc aboudant, également rougeâtre.

Habitat :
La langue de boeuf parasite les blessures de chêne et de châtaigniers, provoquant une pourriture brune.

Intérêt :
Excellent comestible à l’état jeune, la langue de boeuf offre une chair relativement tendre, à saveur salée, un peu acidulée. On peut la consommer crue.

Termels :
Octobre 2006
Fistuline observée à trente mètres dans la forêt sur le côté gauche. Sans doute sur une blessures infligée par Monsieur Souriau à un malheureux chêne.
Une autre trilobée se trouvaient cette fois vers l’entrée et la droite du bois.

Amanite Citrine (Citrine, Oronge citrine)

Description :
L’Amanite citrine est une espèce de taille moyenne dont le chapeau d’abord hémiphérique, puis convexe, n’excède pas 10 cm de diamètre une fois étalé ; la cuticule, d’aspect luisant, est revêtue d’écailles blanchâtres, larges et irrégulières, qui présentent des débris du voile général ; de couleur jaune citrin, elle tire parfois sur le blanc ou sur le verdâtre ; la marge, mince, régulière, ne présente pas de strie.
Les lames, assez serrées, inégales, libres, sont blancs crème, lavées de jaunâtre.
D’aspect élancé, cylindrique, le pied se dilate à la base en un bulbe volumineux, à bord saillant – marginé ; ce bulbe est entouré par une volve qui forme un bourrelet, une collerette membraneuse, blanchâtre comme le reste pied, ou légèrement teinté de jaunâtre ; en outre, un anneau subapical orne le pied ; il est membraneux, ample, pendant, strié sur le dessus et persistant.
La chair, blanche, citrin pâle sous la cuticule, exale un parfum typique de pomme de terre crue.

Habitat :
On rencontre communément l’Amanite citrine sous conifères, mais aussi sous feuillus et plus particulièrement sous les chênes. Cette espèce plutôt automnale montre une prédilection pour les bois clairs, les taillis et les sols acides ou sablonneux.

Intérèt :
Après avoir été lontemps considérée comme vénéneuse, l’Amanite citrine est aujourd’hui réhabilitée. En fait, les anciens la confondaient avec l'[Amanite phalloïde mortelle](spip.php?article63 « Amanite phalloïde mortelle »), car les deux espèces se ressemblent effectivement beaucoup.
La Citrine est un comestible médiocre, de saveur désagréable, aussi vaut-il l’éviter.

Confusion :
Il existe une variété entièrement blanche de l’Amanite citrine, la variété Alba ; la variété Mappa, quand à elle, offre des écailles plutôt brunes sur le chapeau.
La confusion avec l'[Amanite phalloïde](spip.php?article63 « Amanite phalloïde ») est toujours possible, d’autant que celle-ci arbore parfois des couleurs très variables mais généralement son chapeau tire toujours plus ou moins sur l’olivâtre, ce qui n’est pas le cas de la citrine. Par ailleurs, la Phalloïde présente une volve ample et n’exhale pas d’odeur nette sur le frais. Enfin, elle croit presque exclusivement sous feuillus.

Une autre confusion possible, celle avec l’Amanite porphyre (Amanita porphyria) plus rare, propre aux conifères et qui exhale sensiblement la même odeur. Elle difère de la citrine, par son chapeau finement fibrilleux, gris-brun avec des nuances purpurines, et qui ne comporte jamais autant d’écailles ; il en est même parfois complètement dépourvu.

Termels :
Octobre 2006.
Quelques Citrines ont été trouvé au début de la forêt sur la gauche sous des chênes. (4 photos)

Décembre 2007
Un exemplaire massif assez tardif et tout détrempé se trouvait vers le fond à gauche dans la forêt. (5 photos)

5. Bolet comestible (Cèpe de bordeaux) (***)

Description :
Le cépe de Bordeaux peut devenir énorme. Son chapeau hémisphérique, en forme de « bouchon de campagne » quand il est jeune, étalé ensuite peut atteindre 25cm ; il est brun à brun-roux, souvent plus clairs sur le bord ; la cuticule paraît humide, légèrement visqueuse.
La chair située immédiatement en dessous est brun rosé, imprégné de la couleur du chapeau ; elle est blanche ailleurs, et ne change pas de couleur à la cassure.
Les tubes longs, blancs puis jaunâtres et enfin verdâtres, s’ouvrent sur des pores de petites tailles et de même couleur.
Le pied, massif et bulbeux, s’amincit au fur et à mesure que la croissance se poursuit, mais il reste tout de même robuste ; il est blanchâtre parfois lavé de brun, mais toujours plus clairs que le chapeau, couvert dans sa partie supérieure d’un réseau de petites veines blanches, caractéristiques.

Habitat :
Le cèpe est commun dans les bois de feuillus, en plaines, et notamment sous les chênes et les hêtres. En montagne, on le trouve plutôt à l’abri des épicéas. Il vit en association étroite avec ces arbres qu’il aide à se développer. La ceuillette, possible de la fin de l’été à l’automne, peut être très abondante si les pluies ont précédé sa sortie.

Intérêt :
Ce champignon est un comestible de premier choix. Sa chair épaisse et ferme quand il est jeune, plus tendre ensuite est très appréciée. Cependant, il devient très vite véreux, ainsi mieux vaut-il le ceuillir jeune. On le touve couramment à l’état frais sur les marchés, mais la conservation et la déssication ne lui enlève pas son parfum.

Confusion :
Avec le [Cèpe d’été](spip.php?article231 « Cèpe d’été ») (Boletus aestivalis) : saveur douce et sucrée
Avec le bolet de fiel (Tylopilus felleus) : saveur très amère.

Termel :
Ce cèpe exeptionnel a été trouvé par Fab dans la forêt sur le chemin menant à l’ancienne « planche à voile ».
D’autres exemplaires moins impressionants, ont été trouvé un peu partout dans la forêt.
Il s’agit cependant peut être du [Bolet bai](spip.php?article239 « Bolet bai ») (Boletus badius).