Scléroderme commun, Scléroderme vulgaire, Scléroderme orangé

Description :
Le Scléroderme vulgaire présente un réceptacle globuleux, un peu aplati, rattaché au sol par un ensemble de filaments mycéliens fasciculés.

Son enveloppe, ou péridium, épaisse, dure, élastique, colorée en jaune ochracé ou jaune orangé, est ornée de larges verrues aplaties ; à maturité, elle se déchire irrégulièrement au sommet.
L’intérieur est garni par la masse fertile ou gléba, blanche puis noir violacé, marbrée de veines pâles, qui se résout peu à peu en une masse de spores verdâtres ; la gléba dégage une odeur vireuse peu agréable.

Habitat :
Commun en été et en automne, le Sléroderme vulgaire croît dans les bois, mais aussi dans les bruyères, les endroits stériles, surtout en terrain silicieux.

Intérêt :
En quantité importante, les slérodermes sont toxiques, provoquant des troubles digestifs sérieux. Néanmoins, pris en petites quantité, ils restent inoffensifs.
La gléba immature est parfois même utilisée frauduleusement en charcuterie à la place des truffes. Un examen microscopique des spores permet de révéler la supercherie.

Termels :
Automne 2006
Ces différentes photos de différents exemplaires ont été prisent sur la troisième terrasse.

Inocybe cookei (Inocybe à odeur de miel)(Toxique)

Description :

Le chapeau de cet inocybe est conique ou à mamelon obtus, il mesure jusqu’à 5 cm de diamètre. Le revêtement est sublisse à fibrillo-rimeux, progressivement peigné d’ocre-jaune parfois assez vif à centre un peu roussâtre.

Les lames, un peu ventrues, sont d’abord blanches, puis finalement gris-jaune.
Le stipe mesure jusqu’à 6 cm de hauteur. Il est blanchâtre à jaune fauvâtre, fibrilleux, lisse et non poudré. Il présente un bulbe plus ou moins marginé blanchâtre.
La chair est pâle, à odeur diversement interprétée : de miel pour certains, de Mahonia pour d’autres, ou encore de terre. Enfin, quelques auteurs ne lui trouvent finalement qu’une odeur classique spermatique d’Inocybe.

Habitat :
On le rencontre assez fréquemment dans les bois de feuillus en terrain calcaire (calcicole).

Intérêt :
Comme beaucoup d’inocybe, ce champignon est considéré comme toxique (muscarine).

Termels :
Octobre 2007
Un unique exemplaire se trouvait en lisière du bois entre la piscine et la mare.

Inocybe praetervisa (Inocybe à pied blanc)(Toxique)

Description :
Le chapeau de ce champignon mesure jusqu’à 6 cm de diamètre. Il est campanulé-conique et présente une cuticule fibrillo-vergeté à rimeuse, de couleur brun-jaune à ochracé jaunâtre.

Les lames sont serrées, gris beige à reflets gris lilacin ou olivâtre.
Le pied mesure jusqu’à 7 cm de hauteur. Il est bulbeux marginé, entièrement blanc lisse et pruineux (poudré), à peine ochracé sur le tard.
L’odeur faible est légèrement spermatique.

Habitat :
On trouve ce champignon à tendance calcicole, à partir l’automne et ce jusqu’au milieu de l’hiver, sous feuillus principalement mais aussi sous conifères.

Intérêt :
Ce champignon est considéré comme toxique.

Confusions :
La confusion est possible avec l’Inocybe mixtilis plus gracile, qui présente exactement les mêmes caractéristiques, mais dont la taille est plus petite (chapeau jusqu’à 3 ou 4 cm de diamètre). Celui-ci se trouve également plus volontiers sous pins.

Termels :
Décembre 2007
Une petite troupée d’Inocybe à pied blanc se trouvaient près de la mare juste sous le bosquet de pins (Inocybe mixtilis ?)

Entolome à pied grèle

Description :
Le chapeau de ce champignon mesure de 1 à 4 cm de diamètre, il est conique-convexe, convexe, puis plan-convexe avec une petite papille. La cuticule, hygrophane, est lisse et soyeuse par le sec, de couleur brun chaud foncé à brun-sépia, brun-rougeâtre, pâlissant à partir de la marge en gris beige.
La marge est striée par transparence sur la moitié du rayon lorsque le temps est humide.

Les lames, presque libres, assez larges et ventrues, subespacées, sont de couleur blanchâtre à rosâtre au début, puis grisâtre-brunâtre avec un soupçon de rosé, finalement brun-rose. La sporée brun rose.
Le stipe, élancé, mesure 6 à 10 cm de hauteur pour 2-5 mm de diamètre. Il est un peu élargi vers le bas, devenant creux avec l’âge. Souvent très foncé, il est couvert de fibrilles grises argentées sur fond brun. La base est recouverte de mycélium blanchâtre.
La chair très mince, concolore à la surface, à odeur faible ou un peu farineuse et à saveur de farine.

Habitat :
Dispersés ou en groupe, on trouve ces champignons assez rares en lisière, bordure de sentier ou taillis de feuillus. Ils sont considérés comme plutôt calcicole.

Intérêt :
Ce champignon est sans intérêt culinaire.

Confusion :
Plusieurs auteurs ont diversement interprété cette espèce ainsi que les taxons Entoloma hirtipes, Entoloma mammosum et Nolanea mammosa, il en est résulté beaucoup de confusion à leur sujet dans la littérature.

Termels :
Décembre 2007
Ces quelques exemplaires se trouvaient au coin du petit fort de Gontran à proximité des bouleaux et du junipérus.

Les pézizes

Description :

Les pézizes sont des champignons ascomycètes dont l’appareil reproducteur aérien a la forme simple et caractéristique d’une coupe. La couleur varie selon les espèces, elle est souvent brune ou orangée, parfois violacée, rouge vif, etc.
L’intérieur de la coupe porte les asques dressées et serrées constituant l’hyménium.

Les pézizacées comptent plus d’une centaine d’espèces répertoriées. Elles appartiennent à l’ordre des pézizales. Elles forment notamment la famille des Pezizaceae mais d’autre genres et espèces de forme comparable dans des familles voisines sont également appelée pézizes.

Quelques pézizes sont comestibles mais peu estimées. À titre de curiosité, on peut consommer la pézize orangée crue, saupoudrée de sucre et arrosée de kirsch. On peut aussi s’en servir pour décorer des salades.

Quelques espèces :
– Pézize orangée (Aleuria aurantia, Pezizaceae)
– [Pézize écarlate](spip.php?article171 « Pézize écarlate ») (Sarcoscypha coccinea)
– Pézize noirâtre (Pseudoplectania nigrella)
– Pézize radicante (Sowerbyella radiculata)
– Pézize pâle (Pustularia catinus)
– Pézize veinée (Disciotis venosa)
– …

Confusions :
Pour différencier et identifier la plupart des pézizes de façon sûre, la microscopie s’avère indispensable…

Termels :
Octobre 2006
Un unique exemplaire de taille fort respectable (Pézize superbe ?) se trouvait sur une souche au niveau de la troisième terrasse. (1 photo)

Août 2007
Une autre pézize fut découverte environ au même endroit sur une place brûlée de la troisième terrasse. (4 photos)

Février 2008
une multitude de Pézizes de couleur beige-ochracée se trouvaient parmis les débris du grand feu sur la troisième terrasse (elles poussaient sur des débris lignieux, des feuilles et même du carton) (7 photos)