Dec
31
2007
0

Nonnette voilée (Bolet jaune, Baveux) (**)

Description :
Le chapeau de la Nonette voilée mesure de 5 à 10 cm de diamètre, il est hémisphérique puis convexe à plan-convexe, de couleur brune à brun ochracé, parfois nettement plus clair, jusqu’à jaune (Son nom de “bolet jaune” n’est pas usurpé car, le plus souvent, lorsqu’il est découvert par le promeneur, il arbore cette couleur éclatante).
La cuticule à l’aspect brillant et visqueux est facilement détachable de la chair du chapeau. Avec l’âge, les coloris s’atténuent et de fines stries radiales plus sombres apparaissent sur la cuticule.

La marge, lisse, est incurvée vers les tubes chez les exemplaires jeunes, puis étalée, souvent frangée des restes du voile partiel qui l’unissait au pied.

Les tubes, d’abord jaunes, puis brun-verdâtre, sont longtemps cachés par une cortine blanche formé des restes du voile enveloppant l’hyménophore primitif. Ils sont courts et minces, adnés ou légèrement décurrents. Les pores sont petits, arrondis ou presque anguleux.
Le pied, court et trapu, à chaire dur, mesure 1à 3 cm de hauteur, il est de couleur blanchâtre à jaunâtre, comportant des granulations brunes au-dessus de l’anneau.

Celui-ci porte un anneau membraneux et visqueux, d’abord ample et assez consistant, blanc, devenant violacé puis brun et restant finalement appliqué sur le pied sous forme d’une mince pellicule noirâtre.

La chair est molle sous le chapeau est plus ferme dans le pied. Blanchâtre ou jaune clair, immuable (non bleuissante à la coupe).
L’ odeur et saveur sont agréablement fruités.

Habitat :
C’est un champignon cosmopolite, qui vit, aussi bien en plaine qu’en montagne. On le trouve seul ou en groupes de quelques individus clairsemés.
Il pousse à partir du milieu de l’été et jusqu’à la fin de l’automne dans l’herbe des chemins, talus et abords des fossés, bois clairs et aérés, il se rencontre exclusivement à proximité de conifères (pins à aiguilles doubles : pin sylvestre, pin noir…).
Intérêt :
La cuticule amère s’ôte facilement et c’est heureux : il s’agit d’un très bon comestible à l’état juvénile, sans celle-ci. Cette amertume se généralise en vieillissant, ce qui le rend alors nettement moins savoureux. Le pied trop coriace est rejeté.

Recette express : faire rendre son eau des chapeaux pelés, les rouler dans la farine et les faire frire. Au moment de servir, arroser avec un beurre d’escargot. Le Bolet jaune est alors un met délicieux.

Confusions :
S’il est possible de confondre la Nonette voilée, ce serait alors avec le Bolet élégant (Suillus elegans ou grevillei), qui lui, affectionne les mélèzes.

Termels :
Octobre 2007
Ce Bolet jaune se trouvait derrière la maison à proximité des pins noir d’Autriche et de la clôture du voisin.

Written by admin in: Champignons |
Dec
24
2007
0

Les champignons sont ils des plantes ?

Pendant des siècles et des siècles, de l’Antiquité jusqu’au XXe siècle, les champignons ont été considérés comme des plantes. Et puis, brusquement, au milieu du XXe siècle, en 1969 pour être exact, ils ont été exclus du règne botanique. Les champignons seraient donc des animaux ? Non plus. Ils ont un peu des deux, mais pas assez pour en faire partie. En fait, il a été créé un nouveau règne rien que pour eux.
On pourrait croire qu’au XXIe siècle, la classification systématique des êtres vivants en règne, ordre, espèce, etc. est enfin terminée. Eh bien, on n’en est pas encore là, et bien des zones d’incertitudes demeurent tant certains êtres vivants résistent farouchement à cette manie humaine de l’étiquette. La taxinomie, la science du classement et de l’appellation des différents êtres vivants, reste bel et bien pour les scientifiques de tout poil un champ de bataille.

Mais revenons à l’exemple des champignons. La plus amusante caractéristique de leur classification du temps où ils étaient des plantes, c’est qu’on les définissait par ce qu’il leur manquait pour être de «vraies» plantes. Dès le IVe siècle avant notre ère, Théophraste (qui veut dire «le divin parleur»), philosophe et naturaliste grec, inventeur d’une des premières classifications des plantes (qui n’était d’ailleurs pas si mal faite), estime que «le champignon et la truffe, à la différence des autres plantes, n’ont ni racine, ni tige, branche, graine ou fleur». Carl von Linné, le grand naturaliste suédois du XVIIIe siècle, auteur d’une classification sur laquelle repose encore en grande partie la nôtre, place les champignons, moisissures, fougères et algues parmi les plantes. Au début du XXe siècle, les différentes sortes de champignons sont appelées cryptogames, ce qui veut dire «plantes sans fleurs» ou thallophytes, «sans tige et sans feuilles».

Ce qui va chambouler ce bel édifice, ce sont les études microscopiques, puis cellulaires et biochimiques. Là, on découvre que les champignons se sont bien moqués des savants. Car leurs caractéristiques biologiques sont tout sauf végétales. Par exemple, si les cellules de champignon ont bien une paroi, elle n’est pas faite de cellulose comme chez les plantes, mais de chitine, une substance présente chez les insectes et les crustacés. Autre exemple, les champignons ne stockent pas leurs réserves sous forme d’amidon, mais sous forme de glycogène, comme les animaux. De plus, ils n’ont pas de chlorophylle, ne peuvent donc pas utiliser la photosynthèse, et doivent se nourrir de manière organique. Comme les animaux.

Mais en même temps, ils ont trop de différences avec les animaux pour pouvoir entrer dans leur règne. C’est pourquoi un éminent chercheur américain proposa, en 1969, de créer un nouveau règne pour les champignons. Ce qui donne cinq règnes pour les êtres vivants : les végétaux, les animaux, les bactéries, les protistes – qui sont toutes les cellules vivant de manière isolée et qui ne sont pas des bactéries – et, enfin les champignons.

Un règne pourrait en cacher un autre

Mais nous ne sommes pas au bout de nos peines. Ou plutôt de celles des scientifiques. Car il ne faut pas oublier que toute classification s’établit en fonction de critères. Ils peuvent être par exemple morphologiques ou généalogiques, les fameux arbres de l’évolution. Ils peuvent encore être génétiques. Mais on pourrait en choisir d’autres. Par exemple, classer les êtres vivants pluricellulaires en fonction de leur capacité à se rassembler si les différentes cellules qui les composent sont séparées. Selon ce critère, l’être vivant qui serait en haut de l’échelle serait… l’éponge. Désagrégez une éponge en la passant dans un tamis au-dessus de l’eau, elle se rassemblera très vite. Une performance que nous n’atteindrons jamais. Et certains organismes classés aujourd’hui chez les champignons, par exemple les agents du mildiou, cette maladie de la vigne, de la tomate ou de la pomme de terre, sont finalement plus proches des algues.

Ces questions de critère sont l’objet d’âpres luttes entre spécialistes. Deux exemples concrets. À la fin des années 1980, des critères scientifiques ont expulsé le chrysanthème commun du genre du même nom pour le reléguer sous un nom obscur (Dendrathema). Mais les lobbies des fans du chrysanthème ont œuvré et la décision a été annulée. De même pour certains pétunias. Mais les géraniums ont eu moins de chances et quelques espèces ont été «déclassées» et placées sous la bannière des Pélargonium. Un changement qui semble être aujourd’hui entré dans les mœurs.

Le règne, au sens classification, des champignons pourrait cacher un autre règne. Car le plus grand organisme connu vivant du monde est… un champignon. Il a été découvert dans une forêt de l’Oregon, aux États-Unis. Il couvre 890 hectares (1200 terrains de foot) et est âgé de plusieurs milliers d’années. Qu’on se le dise, un champignon n’est ni végétal ni animal. C’est un… champignon.

Written by admin in: Champignons, Information |
Dec
18
2007
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Conocybe délicat (Galère délicate, conocybe tendre)

Description :
Les conocybes sont des champignons grêles et fragiles. Le chapeau de cette espèce, mince, conique ou en forme de cloche, ne dépasse pas 3 cm de large ; la marge est droite, striée et le revêtement très hygrophane passe du brun-roux, par temps humide, à l’ochracé ou au crème quand il fait sec.
Les lames, libres, ascendantes, sont d’abord crème brunâtre avant de virer au brun cannelle à maturité.
Le pied, long et grêle, terminé par un petit bulbe basal peu marqué, blanchâtre, se teinte d’ochracé puis de brun-fauve à partir du bas et se montre striolé longitudinalement.
La chair, très mince, libère une faible odeur fongique.

Habitat :
Commun, le Conocybe délicat croit dans l’herbe des prairies, dans les jardins, les pelouses, le long des chemins, du printemps au l’automne.

Interêt :
La chair des conocybes est trop mince pour avoir un interêt culinaire.

Confusions :
Le Conocybe délicat se reconnaît à son chapeau campanulé, strié au bord, brun-roux et à son pied long, striolé, de couleur brun-fauve.

Termels :
Octobre 2006
Exemplaires contemplés au niveau de la première terrasse, devant la grande maison.

Written by admin in: Champignons |
Dec
18
2007
0

Collybie à chapeau rayé

Description :
Le chapeau de la Collybie à chapeau rayé peut atteindre 12 cm de diamètre ; il est assez peu épais, flasque ; la marge se creuse dans l’âge ; la cuticule gris-brun sombre, est typiquement rayée-vergetée par des fibrilles gris foncé, d’abord très serrées, puis plus espacées.
Les lames sont espacées et larges, échancrées, blanches lavées de bistre ou de brun clair.
Le pied, grêle, naît d’un réseau de filaments mycéliens longs, épais et blancs, qui peuvent “ramper” sous terre sur plusieurs mètres ; ces filaments, les rhizomorphes, sont très cassants ; la surface blanchâtre du pied se montre fibrilleuse, striée longitudinalement.
La chair, également blanchâtre, est mince et fibreuse.

Habitat :
Cette collybie fréquente surtout les bois de feuillus. On la trouve de préférence sur les souches de chênes ou parmi les feuilles mortes, depuis le printemps jusqu’à l’automne.

Intérêt :
Cette espèce n’a pas grande valeur. C’est un comestible médiocre.

Termels :
Décembre 2006
Ces Collybies à chapeau rayé ont été trouvé par Lise, parmi les feuilles mortes, tout au fond de la forêt au milieu à gauche.

Written by admin in: Champignons |
Dec
13
2007
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Lactaire délicieux (Catalan, Vache rouge, Barigoule, Orangé, Pignet, Safran…) (**)

Description :
Son chapeau mesure de de 5 à 13 cm de diamètre, il est convexe en forme de cuvette, à marge d’abord fortement enroulée, puis un peu ondulée en s’étalant plus largement. Il est de couleur orange, plus foncé vers le disque, peu zoné à zoné et à taches verdâtres aux blessures.

Après une forte pluie, une réserve d’eau occupe sa cavité centrale ; parfois une limace s’y installe, puis pénètre dans son pied qui est creux jusqu’à la base. Celui-ci est trapu, assez épais, creux, de même couleur que le chapeau, souvent ponctué de fossettes (scrobiculé) de couleur plus foncées sur un fond pruineux blanchâtre.
Les lames sont décurrentes, fines et serrées, fragiles, de couleur jaune orangée à orange, verdissant lentement aux blessures.

La chair du Lactaire délicieux est à la coupe, orange carotte sur les bords qui passeront au rouge vineux après quelques heures, l’intérieur du carpophore verdissant au contact de l’air. Le lait est rouge orangé.
A maturité les larves s’en emparent et le transforment en masse poudreuse.
L’odeur est fruitée.

Habitat :
Le lactaire délicieux apparaît notamment tard en saison de la fin de l’été, durant tout l’automne, jusqu’au début de l’hiver. Il pousse sous les conifères, en particulier sous les pins maritimes, sous l’épaisse litière d’aiguilles qui maintient le taux nécessaire d’humidité. Quelques poussées moins conséquentes peuvent survenir plus tôt ou plus tard quand le temps est doux et humide souvent sur sols acides.

Intérêt :
Historiquement parlant, le Lactaire délicieux a usurpé son nom. Les observateurs de naguère, dont le célèbre savant suédois [Linné](http://www.termelleries.fr/spip.php?article113 “Linné”), l’avaient confondu avec le lactaire sanguin, meilleur que lui et plus méridional, il s’agit cependant d’un bon, voire d’un très bon comestible pour certains.

Dans sa terre d’élection, la Catalogne où il pullule les années propices, sa ceuillette au mois d’octobre déchaîne une véritable fièvre, la “fevre cercatore” !
Vendus sur tous les marchés du Midi, les Lactaires délicieux se prêtent avec facilité à la conservation dans des tonneaux : une couche de chapeaux, bien lavés, alternée avec une poignée de sel etc…et tout en haut une planche circulaire lestée d’un pavé qui, au fil des jours s’enfonce dans le liquide rendu pas les champignons.
Il est à noter qu’il contient un pigment rouge qui est éliminé par les urines en les teintant nettement.

Confusions :
La confusions est possible, notamment avec le Lactaire de l’épicéa (Lactarius deterrimus), qui est lui plus scrobiculé au pied, mais aussi avec le Lactaire sanguin (Lactarius sanguifluus) dont la coloration est cependant moins vive.
Il fut Longtemps confondu avec le Lactaire sanguin, toutefois il exsude un lait de la même couleur carotte que la chair (devenant verdâtre en séchant), alors que le lactaire sanguin présente un lait rouge vif à rouge brunâtre en séchant.

Termels :
Novembre 2007

Cet unique exemplaire de Lactaire délicieux se trouvait vers le milieu et un peu à droite dans la forêt à proximité de quelques grand pins sylvestre.

Written by admin in: Champignons |

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