Amanite phalloïde (Oronge ciguë verte, Oronge verte) (Vénéneux!)
Description :
L’amanite phalloïde se reconnaît à son chapeau typiquement vert olive, finement strié de fibrilles rayonnantes, plus brunes ; mais la réalité est plus complexe et il existe des exemplaires tirant sur le jaune, voire même le blanc, dont il faut se méfier ; la forme du chapeau est commune : hémisphérique à l’état jeune, il s’étale ensuite ; la marge, mince et régulière, n’est pas striée ; la cuticule est brillante au sec, plus visqueuse par temps humide.
Le pied, grèle et élancé, bulbeux à la base, est blanchâtre, souvent chiné de zigzags verdâtres, il porte un anneau membraneux, strié de blanc et persistant, ainsi qu’une volve ample, blanche, également persistante.
Les lames sont inégales, comprenant des lamelles et des lamellules, libres, blanches. Il vaut mieux ne pas avoir apprécié la consistance de la chair de l’amanite phalloïde, très vénéneuse ; pourtant sa couleur blanche très pure est assez engageante, la saveur également, mais n’y goûtez surtout pas.
Habitat :
Cette espèce est commune dans les bois de feuillus, et notamment des chênes, de tout l’hémiphère Nord tempéré. On la trouve de juillet à novembre sur les terrains plutôt calcaires, mais aussi silicieux.
Intérêt :
L’absorption d’un seul champignon peut provoquer la mort (voir description du [Syndrome phalloïdien](spip.php?article131 “Syndrome phalloïdien”)). Cette amanite est responsable de 95% des intoxications mortelles. Il faut donc être vigilant, apprendre à la reconnaître, et ne pas se fier à son aspect relativement engageant. Les premiers symptômes de l’empoisonnement ne se manifestent pas immédiatement, mais 6 à 12 heures, voire 24 heures, après l’ingestion.
Confusion :
Il existe bien d’autres champignons plus ou moins verdâtres, à lames blanches, suceptibles d’être confondus avec la Phalloïde car on laisse fréquemment la volve dans la terre au cours de la ceuillette, et l’anneau peut avoir disparu avec le temps.
Certains tricholomes, tel l’Equestre, le Prétencieux, le Disjoint dont le chapeau tire sur le verdâtre, peuvent être confondus avec la Phalloïde.
Il en est de même pour les russules, et plus particulièrement pour la Russule verdoyante.
Mais la Phalloïde présente aussi des formes blanches à ne pas confondre avec l’Agaric des bois par exemple.
Les volvaires quand à elles, rappellent les amanites par la présence d’une volve englobant le bas du pied, mais elle ne porte pas d’anneau.
La vigilance est donc de rigueur car il ne faut pas oublier que ce champignon est mortel.
Termels :
Octobre 2006. De très nombreuses Amanites Phalloïdes à l’entrée de la forêt sur la gauche, dans le milieu de la forêt à une quarantaine de mètres, mais également beaucoup sur la troisième terrasse en bordure vers la route. (7 photos)
Septembre 2007. Deux Amanites phalloïdes seulement ont été trouvé cette année. (3 photos).