Sep
23
2007
0

Amanite phalloïde (Oronge ciguë verte, Oronge verte) (Vénéneux!)

Description :
L’amanite phalloïde se reconnaît à son chapeau typiquement vert olive, finement strié de fibrilles rayonnantes, plus brunes ; mais la réalité est plus complexe et il existe des exemplaires tirant sur le jaune, voire même le blanc, dont il faut se méfier ; la forme du chapeau est commune : hémisphérique à l’état jeune, il s’étale ensuite ; la marge, mince et régulière, n’est pas striée ; la cuticule est brillante au sec, plus visqueuse par temps humide.

Le pied, grèle et élancé, bulbeux à la base, est blanchâtre, souvent chiné de zigzags verdâtres, il porte un anneau membraneux, strié de blanc et persistant, ainsi qu’une volve ample, blanche, également persistante.
Les lames sont inégales, comprenant des lamelles et des lamellules, libres, blanches. Il vaut mieux ne pas avoir apprécié la consistance de la chair de l’amanite phalloïde, très vénéneuse ; pourtant sa couleur blanche très pure est assez engageante, la saveur également, mais n’y goûtez surtout pas.

Habitat :
Cette espèce est commune dans les bois de feuillus, et notamment des chênes, de tout l’hémiphère Nord tempéré. On la trouve de juillet à novembre sur les terrains plutôt calcaires, mais aussi silicieux.

Intérêt :
L’absorption d’un seul champignon peut provoquer la mort (voir description du [Syndrome phalloïdien](spip.php?article131 “Syndrome phalloïdien”)). Cette amanite est responsable de 95% des intoxications mortelles. Il faut donc être vigilant, apprendre à la reconnaître, et ne pas se fier à son aspect relativement engageant. Les premiers symptômes de l’empoisonnement ne se manifestent pas immédiatement, mais 6 à 12 heures, voire 24 heures, après l’ingestion.
Confusion :
Il existe bien d’autres champignons plus ou moins verdâtres, à lames blanches, suceptibles d’être confondus avec la Phalloïde car on laisse fréquemment la volve dans la terre au cours de la ceuillette, et l’anneau peut avoir disparu avec le temps.
Certains tricholomes, tel l’Equestre, le Prétencieux, le Disjoint dont le chapeau tire sur le verdâtre, peuvent être confondus avec la Phalloïde.

Il en est de même pour les russules, et plus particulièrement pour la Russule verdoyante.
Mais la Phalloïde présente aussi des formes blanches à ne pas confondre avec l’Agaric des bois par exemple.
Les volvaires quand à elles, rappellent les amanites par la présence d’une volve englobant le bas du pied, mais elle ne porte pas d’anneau.
La vigilance est donc de rigueur car il ne faut pas oublier que ce champignon est mortel.

Termels :
Octobre 2006. De très nombreuses Amanites Phalloïdes à l’entrée de la forêt sur la gauche, dans le milieu de la forêt à une quarantaine de mètres, mais également beaucoup sur la troisième terrasse en bordure vers la route. (7 photos)
Septembre 2007. Deux Amanites phalloïdes seulement ont été trouvé cette année. (3 photos).

Written by simon in: Champignons |
Sep
20
2007
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Armillaire sans anneau (Souchette, Souquarelle)(**)

Description :
Le chapeau de l’Armilliaire sans anneau mesure 3 à 8 cm de diamètre. Hémisphérique puis convexe avec une sorte de large mamelon central, il s’aplatit en vieillissant. La marge est irrégulière, sinueuse et légèrement striée. La cuticule est de couleur jaunâtre à fauvâtre ou miel, finement piquée de petites verrues rousses sur le disque.
Les lames sont décurrentes, puis subdéccurente avec l’âge. Elles sont moyennement espacées, à lamelles et lamellules intercalées, de couleur d’abord crème blanchâtre puis devenant beige rosâtre et enfin brun-orangé.
Le pied, élancé, lisse, fibrilleux, sans anneau, devient creux dans l’âge. Il est subconcolore au chapeau, plus clair vers le haut, gris-noirâtre vers l’extrémité apicale.
La chair est blanche, élastique, est coriace dans le pied, plus tendre dans le chapeau. Elle dégage une odeur agréablement fongique, la saveur est douce et agréable chez les jeunes spécimens.

habitat :
Il s’agit d’une espèce qui se développe le plus souvent en touffes serrées de nombreux individus sur les souches et racines de feuillus, essentiellement de chênes, parfois de châtaigniers.
On trouve ce champignon à partir du milieu de l’été, jusqu’à la fin de l’automne, il surprend par son apparition en pleine sécheresse dès le mois d’août.

Intérêt :
Il s’agit d’un bon comestible à l’état juvénile mais qui s’abîme très rapidement,
seuls les jeunes chapeaux méritent-ils d’être cuisinés, de préférence pour accommoder les soupes et les potages.

Confusions :
La confusion est peu probable en raison de l’absence d’anneau, ce qui le différencie clairement de l’Armillaire couleur de miel (Armillaria mellea).

Termels :
Septembre 2007, en ce mois sec, de nombreuses touffes d’Armilliaire sans anneau se sont données rendez-vous le même week end, notamment sur des souches de chênes coupés sur la troisième terrasse, proches des vieux chênes de la Place de l’étoile ; mais aussi au milieu de la forêt, la encore sur souche de chêne.

Written by admin in: Champignons |
Sep
18
2007
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Bolet bai (Bolet des châtaigniers) (**)

Description :
Le Bolet bai offre un chapeau (4 à 15 cm de diamètre) d’abord hémisphérique puis étalé, souvent en entonnoir en fin de croissance. La cuticule est typiquement colorée en bai-brun, parfois en brun foncé ; visqueuse dans la jeunesse et à l’humidité, elle a un aspect velouté, finement tomenteux par le sec.

Les tubes assez longs, adnés, s’ouvrent sur des pores petits et anguleux, d’abord blanchâtres puis jaunes et enfin oliveâtres ; ils verdissent au toucher ou au contact de l’air.
La chair, jaunâtre, est teintée de brun sous la cuticule et dans le pied.
Il est à noter que contrairement au tubes, la chair est subimmuable à la coupe.
Ce dernier, peu ventru, subégal ou renflé dans son centre, est rayé ou marbré de roussâtre.
L’odeur de champignon est faiblement fruitée à fongique, la saveur rappel la noisette.

Habitat :
Le Bolet bai pousse à partir du milieu de l’été et ce jusqu’à la fin de l’automne, le plus souvent sur sols silicieux. On le trouve à la fois sous conifères et sous feuillus, où il est souvent proche du châtaigniers, du hêtre ou du chêne.

Intérêt :
Ce Bolet est un excellent comestible, il est de plus rarement verreux.
Il a un néanmoins un inconvénient majeur : la faculté d’assimiler et de concentrer les déchets toxiques, notamment les métaux lourds mais aussi radioactifs de manière bien plus importante que les autres champignons !

Confusions :
Confusions possibles avec d’autres membres de la famille, tous comestibles.

Termels :
Septembre 2007, ce petit Bolet bai se trouvait sous un chêne et à proximité d’un bosquet de noisetiers, dans la forêt au milieu et tout à gauche. (4 photos)
Par analogie, je présente aussi un exemplaire trouvé en septembre 2006, au milieu de la forêt près de l’ancienne “planche à voile” (2 photos).
Novembre 2007, encore un petit Bolet bai à l’entrée et à gauche de la forêt sous des chênes. (6 photos)

Written by admin in: Champignons |
Sep
17
2007
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Clitopile petite prune (meunier, farineux, langue de carpe) (**)

Description :
Cette espèce, minuscule à la naissance, présente un chapeau de 3 à 12 cm de diamètre, charnu, convexe, puis aplani et enfin en entonnoir, irrégulier avec des dépressions et des bosses. La cuticule, pruineuse, sèche et blanche, est lavée de gris. La marge est lontemps enroulée, puis amincie et irrégulière.
Les lames, serrées, étroites, inégales, décurrentes, blanchâtres dans la jeunesse, deviennent roses avec l’âge.
Le pied, court, trapu, souvent excentrique, s’évase légèrement sous les lames ; il est souvent courbé, malgré sa faible hauteur, et sa surface blanche apparaît nettement striée longitudinalement.
La chair, tendre, fragile, blanche, libère une odeur de farine fraîche, où d’amende amère.

Habitat :
Le Clitopile petite prune vient communément sous feuillus et conifères, dans les landes et les haies, les lisières et les clairières, en petites troupes, en été et en automne.
Ce champignon apparaît en même temps que les cèpes, donc le plus couramment aux premiers jours de l’automne. Il affectionne les endroits clairs ou mi-ombragés, herbeux ou couverts de feuilles, et préfère les sols acides et légers, riches en humus. Il apparaît le plus souvent en formations plus ou moins circulaires.

Intérêt :
Il s’agit d’un excellent champignon à chair fine et parfumée, de plus, celle-ci n’est jamais véreuse.

Confusions :
Les confusions sont possibles avec les clitocybes blancs toxiques (tel le clitocybe blanc : clitocybe tuba, le clitocybe du bord des routes : clitocybe rivulosa, clitocybe graminicola, le clitocybe nébuleux : [lepista nebularis](http://www.termelleries.fr/spip.php?article156 “lepista nebularis”) ou encore l’entolome livide : entoloma sinuatum).

Termels :
Septembre 2007
Plusieurs petites troupées se trouvaient vers le milieu de la forêt, ainsi que sur un des petits chemins menant de la Cabane des Iwoks aux gros chênes de la Place de l’Etoile. (15 photos)
Aout 2007
Quelques spécimens se trouvaient ça et là dans la forêt (7 photos)

Written by simon in: Champignons |
Sep
17
2007
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Volvaire soyeuse

Description :
Le chapeau de la Volvaire soyeuse mesure entre 10 et 15 cm de diamètre. Il est campanulé à convexe, présentant un revêtement soyeux, blanchâtre puis feutré-hérissé de jaunâtre. La marge soyeuse est excédante.
Les lames, libres (voire pseudocollariées) sont larges, blanchâtre puis saumon.
Le stipe, parfois un peu courbé, mesure jusqu’à 12 cm de longueur, et est finement strié, pruineux en haut, blanc. Il présente une volve très grande, ample, parfois lobée, longuement engainante, de couleur ochracée puis roussâtre.
La chair, blanche, dégage une odeur herbacée.

Habitat :
On trouve ce champignon de façon peu commune sur souches ou troncs de feuillus (souvent de peupliers et marronniers).

Intérêt :
Il s’agit d’un champignon dit “comestible”, mais sans grand intérêt culianiare.

Confusion :
La confusion est peut probable vu le biotope du champignon, de plus la volve est très caractéristique.

Termels :
Septembre 2007
Cette Volvaire soyeuse se trouvait dans le creux d’une branche coupée du vieux marronnier de la première terrasse. Il a même fallut que je casse le béton disposé sur la cicatrice il y a quelques années pour atteindre le champignon et réaliser ces quelques clichés. (9 photos)

Novembre 2007
Toujours sur le gros marronnier, se trouvait un oeuf de Volvaire soyeuse, celui-ci étant trop humide pour éclore. (3 photos)

Written by admin in: Champignons |

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