Oct
31
2006
0

Russule feuille-morte (russule à pied rouge)

Description :
Le chapeau de la Russule feuille-morte se pare d’un magnifique rouge-pourpre vif, noircissant au centre et présentant parfois des colorations locales ochracées ; la cuticule, un peu visqueuse par l’humidité, apparaît alors brillante ; des cannelures apparaissent souvent à la marge dans la vétusté.

Les lames sont échancrées-adnées, assez espacée, épaisses, d’abord crème blanchâtre devenant ocre pâle ensuite.
Le pied, souvent un peu épaissi en massue, plein, puis creux, montre une surface ridée, rose-rouge sauf à la base où il est blanc ; un verdissement s’observe dans les endroits lésés.
La chair est épaisse, ferme, blanche, mais brunissant au froissement ; son odeur rappelle celle des écrevisses cuites.

Un article consacré aux russules est également disponible : [ici](spip.php?article83 “ici”)

Habitat :
La Russule feuille-morte a une prédilection pour les sous-bois de pin sylvestres. Plus commune en montagne, elle fructifie en été et en automne.

Intérêt :
Malgré son odeur d’écrevisses cuites, peu engageante, cette russule est comestible.

Termels :
Quelques meutes de Russule feuille-morte se promenaient dans les fond de la forêt, notament en bordure du champ à droite, ainsi qu’un peu plus à l’intérieur de la forêt à proximité des pins. Octobre 2006.

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Oct
31
2006
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14. Lépiote grêle (**)

Description :
Cette lépiote ressemble à la Coulemelle. On l’en distingue dependant par un certains nombre de caractères.
D’aspect général plus grêle, elle présente un chapeau brun clair, moins pelucheux, avec un mamelon obtus et saillant au centre, pratiquement dépourvus de lambeaux à la marge.
Les tigrures du pied sont très fines, à tel point qu’on les distingue à peine sur le fond brun pâle ; l’anneau, situé dans le haut du pied, est redressé en entonnoir et dépourvu de franges au bord.

Habitat :
Commune en été et en automne, la Lépiote grêle se rencontre dans les prés, les landes à bruyères, à genêts, dans les jachères, mais aussi dans les bois.

Intérêt :
Elle est très bonne comestible, au même titre que la grande coulemelle, à condition d’éliminer le pied trop fibreux.

Confusion
Si les grandes lépiotes sont de bons comestibles, il n’en est pas de même pour les petites espèces brunes, de taille inférieure à 10 cm, telle Lepiota helveola, qui sont mortelles…
Rien ne sert de prendre des risques avec toute lépiote non clairement identifiée donc d’une taille respectable.

Termels :
Octobre 2006
Un exemplaire de cette lépiote se trouvait au fond de la forêt sur la droite, je me suis bien gardé de le déguster.

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Oct
31
2006
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Polypore amadouvier (formes allume-feu)

Description :
L’amadouvier atteint parfois des dimensions impressionnantes : 40, voire 55 cm de large sur 20 cm d’épaisseur pour le chapeau ne sont pas exceptionnels.
Il se présente comme un console, en forme de sabot de cheval sillonnée de bourrelets concentriques, sur la face supérieure, laquelle montre un épais revêtement gris pâle puis fauve ochracé, pruineux à la marge, dur et coriace.
En coupe, on distingue plusieurs couches stratifiées de tubes longs, brun rouille qui aboutissent à des pores petits et ronds, d’abord clairs puis fauves.
Sa chair, brun-fauve, tenace, à consistance de liège, paraît monce par rapport à l’épaisseur des tubes.

Habitat :
C’est un redoutable parasite de nombreux feuillus : hêtres, frênes, ormes, noyers…Il est responsable d’une pourriture blanche très active. Il s’installe à la faveur d’une blessure et peut vivre de nombreuses années, conduisant à la mort de son support.

Intérêt :
Sa chair subéreuse n’est pas consommable.
On s’en servait autrefois pour préparer l’amadou utilisé pour arrêter les hémorragies mais aussi pour faire fonctionner les briquets.

Termels :
Janvier 2007
Les photos témoignent de la mort d’un gros chêne qui se situait entre la Cabane des Iwoks et “la place de l’étoile”, attaqué jusqu’à la moelle par une bande de polypores.

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Oct
30
2006
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Russule fétide

Description :
La Russule fétide déploie un chapeau de grande dimension (jusqu’à 18 cm) qui se déprime un peu à la fin ; le revêtement jaune ochracé roussit dans la vieillesse et se montre visqueux, surtout chez le jeune ; la marge, mince, est profondément cannelée-tuberculeuse.
Assez épaisses, espacées, fouchues, les lames, d’abord blanchâtres, puis cuivre, se maculent finalement de roux ; dans le jeune âge, elles se couvrent de gouttelettes limpides.
Le pied, robuste et épais, ventru, vite creux, d’abord blanchâtre, tire ensuite sur le jaune pâle.
La chair, cassante, blanchâtre, libère une odeur forte et désagréable (assimilable à la fois à celle de l’eau de Javel et du brûlé), et présente une saveur âcre.

Un article consacré aux russules est également disponible : [ici](spip.php?article83 “ici”)

Habitat :
La Russule fétide est commune, en été et en automne, dans les bois de feuillus et de conifères, dans les broussailles et les bruyères.

Intérêt :
Son odeur et son âcreté qui persiste après cuisson rendent cette russule inconsommable.

Termels :
Une bonnes troupes de Russule fétide étaient à l’entrée de la forêt (un peu sur la gauche) sous les chênes ; en cette troisième semaine plutôt agréable du mois d’octobre de l’année 2006.

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Oct
30
2006
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Russule améthyste (Russule de Turco)

Description :
La Russule améthyste présente un chapeau convexe, puis étalé, enfin déprimé, mesurant de 4 à 10 cm de large ; il est peu charnu, rendu très visqueux par l’humidité, alors que le sec lui donne un aspect mat et pruineux.
Ses couleurs varient subitement du violet améthyste au rouge carminé en passant par le parme, le rose lilas et le brun ; on distingue une zonation de ces teintes, le centre étant plus foncé ; les exemplaires âgés peuvent même devenir entièrement jaune.
Les lames sont libres, assez épaisses et peu serrées ; d’abord crème, elles passent ensuite au jaune ochracé tandis que le pied blanc se nuance parfois de rose.
La chair, tendre, peu épaisse, dégage une nette odeur d’iodoforme à la base du pied, alors qu’elle est faible ailleurs.

Un article consacré aux russules est également disponible : [ici](spip.php?article83 “ici”)
Habitat :
Cette espèce est assez commune en été et en automne, sous divers conifères, notament pins et épicéas.

Intérêt :
La Russule améthyste constitue un médiocre comestible.

Termels :
Octobre 2006
Observation de deux ou trois troupes vers le milieu du fond de la forêt, quelques autres se trouvaient cachées sous de nombreuses feuilles au pied de la cabane sur le talus.

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