Mar
18
2008
0

Pouillot véloce

Généralités :
Le pouillot véloce (Phylloscopus collybita) est un passereau de la famille des Sylviidés.

Si son aspect est inconnu de beaucoup, son chant répétitif et obstiné «tsip tsip tsip …» est un des plus faciles à repérer.

Caractéristiques :
– Longueur : 11 cm
– Envergure : 17-18 cm
– Poids : 6-9 g

C’est un oiseau diurne.

Habitat :
Parcs boisés, grands jardins, fourrés bas.

Nourriture :
Insectes, araignées dans le feuillage en se faufilant souplement.

Reproduction :
Nid ovoïde d’herbe, très bas dans un buisson ou les herbes. 5 à 6 œufs en une ou deux pontes d’avril en juillet.

Termels :
Juin 2007
Ce malheureux Pouillot véloce s’est pris la baie vitrée en plein vol, sous le choc avec une patte cassée, j’en ai quand même profité pour lui tirer son portrait…

Written by admin in: Animaux,Oiseaux |
Mar
18
2008
0

Geai des chênes

Généralités :
Le geai des chênes (Garrulus glandarius) est un passereau de la famille des corvidés.

Plumage :
Le geai des chênes est reconnaissable à son plumage coloré, rayé de noir et blanc sur la tête, dont les plumes peuvent se dresser (huppe érectile). Son bec est prolongé par une bande noire sous l’œil qui donne l’impression qu’il porte des sortes de moustaches noires.

Son corps est brun rosé sur le dessus et brun plus clair sur le dessous, sa queue est noire, son croupion et son bas-ventre blanc, ses rémiges primaires des ailes sont bleu vif et noir.

Le plumage des jeunes n’est complet qu’au bout d’une vingtaine de jours, et se révèle plus terne que celui des adultes. Ils ne possèdent que quelques stries blanches et noires au sommet de la tête, alors que les adultes en possèdent une dizaine, et la marque noire qui prolonge le bec est moins marquée que chez les adultes.

Taille :
Le geai des chênes se distingue du merle par sa taille et son plumage contrasté.

La femelle et le mâle ne se distinguent que par la taille, 30 à 36 cm, plus modeste chez la femelle.

Vol :
Son envergure est de 45 à 55 cm. Déployées, ses ailes révèlent des marques blanches et bleues.

Son vol est direct mais irrégulier.

Régime alimentaire :
Son régime alimentaire est omnivore mais à dominante végétale. Il affectionne particulièrement les glands des chênes qu’il cache pour l’hiver, et en particulier du chêne pédonculé. Il se régale de préférence de glands qu’il sélectionne rigoureusement en fonction de leur maturité, de leur taille et de leur qualité, en particulier, il veille à ce qu’ils soient exempts de parasites. Au printemps et en été, il se nourrit des glands enterrés et qui ont germé, mais aussi d’autres graines diverses, qu’il n’hésite pas à aller chercher dans les cultures à la lisière des bois. Il apprécie particulièrement le maïs, qui dans certaines zones est devenu une part importante de sa consommation, mais ses prélèvements sont suffisamment limités et localisés, pour ne pas qu’il soit réellement considéré comme « nuisible ».

Il consomme aussi des insectes, des vers de terre, des fruits. Il peut à l’occasion être prédateur et n’hésite pas à s’attaquer aux nids des autres oiseaux pour manger les œufs et même les oisillons, ce qui lui a donné une solide réputation de pilleurs de nids.

Sous son bec, il possède une petite poche dans laquelle il peut aisément stocker les graines qu’il récolte. La capacité de cette poche est de trois à quatre glands qu’il peut ainsi transporter avant de les cacher, car tout au long de l’automne, il se constitue des réserves, qu’il dissimule sous des racines, des mousses, à l’intérieur de souches d’arbre ou même sous le tapis de feuilles. Pour retrouver ses réserves, il a la capacité de mémoriser des points de repères qu’il observe soigneusement. Lorsque les points de repères ne sont pas suffisants, il va jusqu’à placer à côté de sa cachette des petits cailloux qu’il utilisera comme autant de balises. Cependant si ses points de repères sont déplacés ou disparaissent, le geai des chênes devient incapable de retrouver la cachette de ses réserves.

Ainsi le geai des chênes est le meilleur propagateur des chênes et des hêtres. Il a été estimé que chaque geai des chênes disperse plus d’un millier de glands chaque année. Il en mange une partie d’entre eux et en oublie une autre qui pourra germer et croître.

Dans les parcs et jardins des villes, il apprécie les arachides, les vers, les légumes, les céréales, les noix et les baies.

Chant :
Son chant est très varié, passant de cris rauques, brefs, forts et stridents aux gloussements, sifflements et parfois même à des espèces de miaulements, on dit que le geai cacarde, cajole, cageole, frigulote ou jase.

C’est en fait un bon imitateur et il a la capacité de reproduire des chants ou des cris d’autres oiseaux et même de mammifères comme le chat ou le cheval. À la fin de l’hiver et au début du printemps il émet une multitude de sons inspirés de ceux qu’il a entendus dans la forêt ou à sa lisière.

C’est au printemps, fin mars et début avril lors de la période de reproduction, que son chant devient le plus mélodieux et il l’utilise comme outil de communication avec ses congénères jusqu’à la formation des couples. Dès que la couvaison commence, le geai des chênes devient pratiquement silencieux, et n’émet plus qu’un léger gazouillement.

Comportement social :
Généralement il est sédentaire et assez solitaire, sauf en période de reproduction, où il vit temporairement en groupe avec ses congénères. On peut le rencontrer, en hiver, en petits groupes fréquentant les mangeoires et réserves de boules de graisse jusqu’aux abords des maisons d’habitation où il se laisse parfois approcher.

C’est un oiseau guetteur dont le cri strident alerte le sous-bois à l’approche d’un intrus. Lorsqu’il est formé, le couple défend son territoire contre leurs congénères.

Ponte :
La femelle pond de 3 à 6 œufs de couleur verdâtre, d’avril à juin.

L’observation :
L’observation du geai des chênes est assez facile, toute l’année, mais plus aisée en zone urbaine qu’en forêt. En ville, il semble le plus actif, tôt le matin.

Répartition géographique :
Il vit dans toute l’Europe, excepté les zones les plus nordiques (Islande, nord de l’Irlande, Écosse et de notables parties du nord de la Norvège, de la Suède, de la Finlande et de la Russie), en Afrique du Nord et dans toute l’Asie continentale.

Dans les zones les plus froides de son habitat (Suède, Norvège et Pologne), les populations de geai des chênes migrent, en automne, vers des régions plus au sud.

Habitat :
Le geai des chênes ne se sent pas à l’aise sur les terrains découverts, il niche de préférence dans les bocages et dans les bois (feuillus aussi bien que conifères, également en altitude), mais peut aussi vivre dans les parcs et jardins des villes, petites et même grandes.

Statut :
Le geai des chênes est une espèce protégée en Belgique et en Suisse, mais pas en France, où, du fait de l’accroissement général des forêts (naturel ou de reboisement), ses effectifs progressent de manière continue.

Termels :
Janvier 2006
Un geai mort se trouvait sur le chemin menant à la cabane. L’aspect de son plumage peut faire penser à l’action d’un prédateur…

Written by simon in: Animaux,Oiseaux |
Mar
17
2008
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Rouge-gorge

Généralités :
Le Rouge-gorge familier (à ne pas confondre avec le Rouge-gorge américain, aussi appelé Merle d’Amérique) est un oiseau passeriforme. Classiquement placé dans l’ancienne famille des Turdidae, il figure actuellement, avec les autres représentants de celle-ci, dans celle des Muscicapidae.

Caractéristiques générales :
– Nom scientifique : Erithacus rubecula
– Famille : Muscicapidae
– Taille : 14 cm
– Masse : 16 à 22 grammes
– Âge maximal : 18 ans

Aspect :
Le mâle et la femelle sont presque identiques, avec une couronne, des ailes, le dessus et la queue de couleur brune, une bande grise sur les côtés de la gorge, un ventre blanc et la fameuse « gorge rouge », plus précisément de couleur orange foncé. L’identification des jeunes peut se révéler difficile, car il leur manque la tache rouge et ils présentent un plumage brun tacheté ressemblant fortement à celui du jeune d’un membre de la même famille, le Rossignol philomèle. Le Rouge-gorge est légèrement plus petit qu’un moineau, il est rondelet et haut sur pattes, ses yeux noirs sont également caractéristiques.

Comportement :
Sa nature peu farouche et son plumage attractif l’ont rendu populaire chez des générations de jardiniers ; en réalité le rouge-gorge fait partie d’une espèce d’oiseau très agressive, et certains mâles se battent parfois à mort pour défendre leur territoire. Présent dans presque chaque jardin, c’est l’un des oiseaux les moins sauvages, cherchant sa nourriture à proximité des humains en train de jardiner. Il ira jusqu’à venir se nourrir de proies vivantes, comme des vers de terre ou des vers de farine, présentés à la main. Si l’hiver est rude, il deviendra encore plus familier, car le manque de nourriture provoqué par la neige et la glace le rend très vulnérable.

Le rouge-gorge défend un territoire à longueur d’année, sauf durant la mue ou si l’hiver est très froid. En hiver, les femelles occupent et défendent aussi un territoire. Celui-ci leur est nécessaire non seulement pour nicher mais aussi pour garantir une source suffisante de nourriture. Un rouge-gorge sans territoire meurt au bout de quelques semaines. C’est pourquoi cet espace est défendu avec une telle énergie. En général, il suffit que le propriétaire exhibe son plastron rouge pour que l’intrus recule mais il peut arriver que la lutte s’engage et les combats s’achèvent parfois par la mort de l’un des adversaires.

À l’opposé de nombreux autres oiseaux, le rouge-gorge vit en solitaire pendant l’automne et l’hiver, mâle et femelle restant sur leur territoire hivernal respectif avec comme résultat qu’ils continuent à chanter même l’hiver.

Le rouge-gorge semble bien voir dans l’obscurité, car il est encore actif le soir quand il n’y a plus de lumière.

C’est surtout en hiver que le rouge-gorge vient dans les jardins des villes et des villages. À la belle saison, il habite les bois et les forêts ou le bocage dans les haies, les boqueteaux et sous-bois denses. Dans certaines régions, les rouges-gorges restent toute l’année près de l’homme. Ce petit oiseau passe la nuit sur un buisson touffu, un lierre, parfois dans un nichoir.

Reproduction :
– Période de nidification : avril à août
– Nombre de couvaisons : 1-2
– Nombre d’œufs : 4 à 7 œufs blancs, mouchetés de brun-roux
– Incubation : 13 à 14 jours (femelle)
– Nidification : Les rouges-gorges s’accouplent dès décembre. En général, la femelle rejoint le mâle sur son territoire. L’accouplement et la nidification sont plus précoces si l’oiseau est bien nourri. Lorsque la femelle pond une nouvelle couvée, le mâle se charge de nourrir la précédente.
– Nid : Le rouge-gorge fait son nid dans les trous d’arbre et de mur, également dans les jardins et dans les haies, parmi les plantes grimpantes, sur les étagères des dépendances, souvent à proximité d’une touffe herbeuse ou d’un arbuste. Il utilise parfois des boîtes à lettres ou des boîtes de conserve usagées. Il construit un nid hémisphérique bâti à base de mousse, d’herbe et de feuilles sèches, garni de duvet, de plume et de crins.
– Type de nichoir : Nichoir à grande ouverture
Nichoir ouvert ou semi-ouvert. Plancher intérieur : min. 100 x 100 mm. Vieux récipients en étain, cruches ou autres d’une contenance minimale de 25 cL, situés à l’ombre et perforés pour permettre à l’eau de s’écouler. Attachez le nichoir sur un arbre, à une hauteur d’environ 1,5 mètre. Garnissez d’une petite couronne de paille tressée.
– Envol : 2-3 semaines

Migrateurs partiels, quelques rouges-gorges passent l’hiver en Europe.

Le rouge-gorge chante toute l’année sauf en été. En hiver, les deux sexes défendent chacun un territoire en chantant. Son chant mélodieux et allongé lui sert à défendre ses territoires de printemps et d’hiver.

Le rouge-gorge se nourrit dans les campagnes ouvertes et dans les sous-bois. Son régime alimentaire est composé surtout des invertébrés vivant par terre (insectes, notamment des coléoptères, escargots, vers, araignées). De l’automne au début du printemps, il consomme aussi beaucoup de baies et autres petits fruits. Sa technique de chasse est bien adaptée au mélange de végétation épaisse et d’espaces libres que l’on trouve dans les jardins et les sous-bois. Perché à faible hauteur, l’oiseau observe les environs, descend, saisit sa proie et se perche à nouveau. Ou bien il sautille, s’arrêtant ici et là pour chercher une victime. En forêt, le rouge-gorge profite des insectes dérangés par les faisans, cerfs et sangliers. C’est peut-être pour cela qu’il est si familier et qu’il suit de façon très intéressée la bêche du jardinier. On a vu aussi des rouges-gorges suivre des taupes creusant leurs galeries et attraper des vers.

Adepte des mangeoires, où il se régale tout particulièrement des vers de farine, le rouge-gorge se nourrit également de petites graines, de noix, d’avoine, le pudding pour oiseaux, etc. Le rouge-gorge adore le beurre et la margarine. Il accepte les miettes de pain, la graisse, les débris de viande et de pomme de terre. Certains rouges-gorges mangent les cacahuètes placées dans un filet. Asocial, il ne partage les mangeoires avec les autres rouges-gorges qu’en période de disette.

Les rouges-gorges recherchent leur nourriture surtout au sol ; c’est pourquoi il convient de leur procurer des aliments (raisins secs, baies séchées, flocons d’avoine trempés dans l’huile, insectes) au niveau du sol, à l’abri de la pluie.

Termels :
Février 2008
En promenade avec Frieda, nous avons surpris ce petit rouge-gorge qui nous épiait de loin en contrebas de la troisième terrasse.

Written by simon in: Animaux,Oiseaux |
Mar
17
2008
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Merle

Généralités :
Le merle noir ou simplement merle (Turdus merula) est un membre européen de la famille des muscicapidés.

Il est très commun dans les bois et les jardins de toute l’Europe et d’une grande partie de l’Asie, en dessous du cercle polaire arctique. Les populations sont généralement sédentaires, mis à part les oiseaux vivant au nord, qui migrent vers le sud en hiver. En France, les effectifs de merles sont estimés à plusieurs dizaines de millions de couples.

Les merles noirs sont omnivores, se nourrissant d’insectes, de vers et de baies. Ils nidifient dans les buissons ou les arbustes. La femelle pond plusieurs œufs bleu-vert-gris (habituellement 4), avec des marques brunes ou rouges, dans un joli nid en forme de coupelle. Les merles adultes pèsent en moyenne de 85 à 115 g et mesurent 25 cm.

Les merles ne vivent pas en groupe, bien que plusieurs oiseaux puissent plus ou moins cohabiter dans un habitat convenable en dehors de la période de reproduction. Par contre, durant cette période, les merles ne supportent aucun congénère sur leur territoire (qui varie de 0,2 à 0,5 ha en forêt, et de 0,1 à 0,3 ha en ville), en dehors de leur partenaire.

Les mâles adultes sont complètement noirs, mis à part un bec jaune ainsi qu’un cercle jaune autour des yeux. La femelle a un plumage brun, dont les tons varient d’un individu à l’autre, et ne possède pas le bec et l’anneau orbital jaune brillant du mâle. Quant aux juvéniles, ils possèdent un plumage brun moucheté de blanc qui dure jusqu’à leur première mue, entre août et octobre. Le bec des jeunes mâles n’atteint sa couleur jaune qu’après une année complète.

Dès la fin de l’hiver, et jusqu’au début de l’été, le merle mâle siffle des chants variés et mélodieux depuis le haut des arbres, le toit des maisons ou tout autre perchoir dominant les environs. Le merle peut chanter à toute heure de la journée mais le lever et le coucher du soleil sont les moments où les chants retentissent de manière plus intense. Le chant du merle noir est considéré comme l’un des plus beaux chants d’oiseaux d’Europe. La richesse du répertoire, les variations mélodiques et ses capacités d’improvisation distinguent le merle de la plupart des autres oiseaux.

L’espérance de vie d’un merle se situe habituellement autour de 3 ou 4 ans. Certains individus ont cependant atteint des records de longévité d’une quinzaine d’années. Le merle possède de nombreux prédateurs, en particulier l’épervier d’Europe. Certains autres oiseaux, comme les pies et les corneilles, mais aussi d’autres animaux, comme les fouines, les hermines et les chats, ont l’habitude de piller les nids de merles, ce qui peut limiter leur population. Dans le sud de la France, le merle paie aussi son tribut à la chasse à la grive, car de manière officielle, aucune distinction n’est faite entre merles et grives.

Le merle noir a été introduit dans de nombreuses parties du monde en dehors de son aire originelle. Par exemple, en Australie et en Nouvelle-Zélande, se trouvent des descendants de merles importés de Grande-Bretagne.

Les variétés blanc et albinos sont considérées comme domestiques.

Termels :
Juillet 2007
Ce nid de merle se trouvait dans les Yukas près de l’ancien bourier à hauteur d’homme, idéal pour une observation. Les photos sont étalés sur une période de 15 jours.

 

Written by simon in: Animaux,Oiseaux |
Mar
17
2008
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Grive draine

Généralités :
Comme la grive musicienne, la grive draine (Turdus viscivorus) est une migratrice partielle. Elle est présente dans toute l’Europe occidentale (à l’exception des régions les plus méridionales) toute l’année.
Très craintive, elle fréquente les bois, les parcs ou toute formation arborée. L’hiver, associée à d’autres espèces de grive, on peut néanmoins l’apercevoir dans les prairies.

Cet oiseau de grande taille mesure près de 27 cm.

La grive draine construit son nid dès la fin mars et parfois un second au mois de juin. C’est la femelle qui prend en charge la construction de ce nid, le mâle apportant les matériaux de construction. La femelle pond de 4 à 5 œufs qu’elle couve durant deux semaines.

La grive draine est également parfois nommée grive viscivore, en référence au fait qu’elle se nourrit de baies du gui d’Europe (Viscum album), contribuant ainsi à sa dissémination.

Termels :
Février 2007
Cette Grive draine se trouvait morte dans la forêt vers la cabane. Sa taille, ainsi que la beauté du plumage de son poitraille m’ont impressionné.

Written by simon in: Animaux,Oiseaux |

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